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Cancerologie

Cancérologie: Chimiothérapie – Radiothérapie – Curiethérapie

Les cancers chez les chiens, les chats et les chevaux

Chez Oncovet, nous traitons les cancers des chiens, des chats et des chevaux grâce à quatre technologies différentes: la chirurgie, la radiothérapie, la chimiothérapie et la curiethérapie.

Oncovet propose aujourd’hui une large palette de thérapies modernes indiquées dans le traitement de pathologies telles que :

  • Les lymphomes, carcinomes, sarcomes et mélanome du chien et du chat
  • Les cancers de la peau, cancer des os, cancer de la vessie, cancer du foie, cancer des mamelles, cancer de la mâchoire, cancer de la prostate, cancer des ganglions, cancer des poumons, chez le chien et le chat
  • Les tumeurs du foie, de la peau, des os, des mamelles, des mâchoires, du cerveau, des intestins, des poumons ou de la rate du chien et du chat

Dans certains cas et en totale concertation avec le vétérinaire, votre animal de compagnie pourra bénéficier de nouveaux traitements dans le cadre d’études cliniques où les frais de traitement sont gratuits.

Chimiothérapie chez le chien et le chat

La chimiothérapie cytotoxique

La chimiothérapie cytotoxique est une méthode de traitement général qui détruit ou empêche la multiplication des cellules cancéreuses. Elle permet de soigner de nombreux cancers du chien et du chat, comme par exemple :

  • des lymphomes, des leucémies, des myélomes multiples, pour lesquels la chimiothérapie est le plus souvent utilisée seule car ce sont des tumeurs très sensibles à la chimiothérapie.
  • certaines tumeurs agressives avec un risque élevé de dissémination métastatique, comme des tumeurs osseuses (ostéosarcomes), de la rate (hémangiosarcomes), ou d’autres organes (poumons, vessie, tissu mammaire…) en complément du traitement local de la tumeur (chirurgie, radiothérapie).
  • des tumeurs de la tête et du cou, en association avec une radiothérapie le plus souvent.
  • des tumeurs inopérables ou métastasées, dans un cadre palliatif.

À la différence de la chirurgie ou de la radiothérapie qui visent à détruire une tumeur localisée, la chimiothérapie permet de détruire les cellules tumorales quelles que soient leurs localisations.

Le principe de la chimiothérapie cytotoxique est d’administrer au patient chien ou chat une substance qui va se disséminer par le sang et provoquer la mort des cellules tumorales, en épargnant les cellules saines. La plupart de ces molécules ne détruisent que les cellules ayant tendance à se multiplier très rapidement (cellules tumorales).

La chimiothérapie est ainsi bien adaptée pour le traitement de tumeurs présentes en de nombreux endroits de l’organisme (cas des tumeurs avec métastases ou des lymphomes) ou pour les tumeurs localisées mais non opérables.

Comment se déroule une chimiothérapie chez le chien et le chat ?

La plupart des chimiothérapies sont conduites selon un principe d’injections répétées à des intervalles précis. La chimiothérapie s’administre le plus souvent par voie intraveineuse, mais peut parfois être administrée par voie orale, sous-cutanée, intramusculaire, intra-artérielle, intra-tumorale (injection directement dans la tumeur), ou intracavitaire (directement dans la cavité thoracique ou abdominale). Avant chaque traitement de chimiothérapie, une prise de sang de contrôle est effectuée, afin de contrôler la quantité et la qualité des cellules sanguines de votre animal.

En effet, la plupart des molécules de chimiothérapie vont provoquer une diminution temporaire du nombre de certaines de ces cellules (principalement les globules blancs et les plaquettes). Il est donc essentiel de vérifier que l’animal puisse supporter le traitement, surtout lorsque plusieurs traitements sont réalisés dans un intervalle de temps bref.

Pour certaines molécules, d’autres examens (bilan rénal ou hépatique, échographie cardiaque…) sont nécessaires avant chaque traitement, toujours afin d’être sûr que le protocole soit bien supporté. Selon les cas, un nombre plus ou moins important de séances sera nécessaire avec une fréquence variable (rarement plus d’une séance par semaine).

Pourquoi hospitaliser votre chien ou votre chat ?

L’administration du traitement doit se faire dans des conditions strictes, avec une surveillance rapprochée des chiens et chats traités par chimiothérapie. Depuis 2009, une législation française impose, pour toute séance de chimiothérapie, une hospitalisation de 24 heures minimum dans la clinique dans laquelle a eu lieu le traitement. Cette hospitalisation de courte durée est donc obligatoire. Nous sommes conscients que cette séparation est douloureuse pour vous mais sachez que le confort et la sécurité de votre animal sont nos priorités.

Y a-t-il des effets secondaires ?

Les effets secondaires lors de la chimiothérapie cytotoxique sont peu fréquents en médecine vétérinaire, si toutes les précautions nécessaires sont respectées, et ne sont en rien comparables aux effets secondaires rapportés en médecine humaine. Une diminution transitoire et réversible du taux de globules blancs peut parfois entraîner une fièvre, une fatigue, ou une incapacité de combattre une éventuelle infection.

Des effets secondaires digestifs (baisse d’appétit, parfois diarrhées ou vomissements) peuvent être observés, mais des traitements préventifs et curatifs efficaces sont disponibles. Dans certaines races (particulièrement caniches ou bichons), on peut observer une perte de poils.

Ces effets secondaires sont observés chez environ 30% seulement des chiens et chats traités par chimiothérapie cytotoxique, et sont le plus souvent de faible intensité et transitoires. Les effets secondaires plus marqués pouvant nécessiter une hospitalisation transitoire sont rapportés dans 5% des cas. La qualité de vie des animaux traités par chimiothérapie cytotoxique est donc le plus souvent normale et similaire à celle rapportée par les propriétaires avant le diagnostic de la maladie cancéreuse.

La chimiothérapie métronomique 

Dans certains cas, une chimiothérapie métronomique vous sera proposée. Il s’agit de l’administration quotidienne par voie orale à votre domicile de petites doses de médicaments anticancéreux, destinée à stabiliser la maladie. Il n’y a pas alors d’hospitalisation, mais beaucoup de précision et de rigueur sont demandées au propriétaire.

La chimiothérapie est indispensable dans le traitement de nombreux cancers. Si une bonne coopération existe entre le cancérologue, le vétérinaire traitant, et le propriétaire, elle pourra être menée dans les meilleures conditions d’efficacité et de qualité de vie pour l’animal qui en bénéficie.

N’hésitez pas à poser vos questions, à signaler toute modification de l’état de votre compagnon : ces informations nous sont utiles pour optimiser son traitement.

L’éléctrochimiothérapie

L’électrochimiothérapie est une technique qui associe l’administration par voie intraveineuse ou directement dans la tumeur (injection intra-tumorale) d’un agent de chimiothérapie, et l’application d’influx électriques grâce à des électrodes particulières, afin de favoriser l’entrée de l’agent anticancéreux dans les cellules tumorales. Ce traitement se réalise à la faveur d’une courte anesthésie générale. Le plus souvent, 2 séances sont réalisées à intervalles de 7 à 14 jours, avec une hospitalisation de 24 heures pour chacune des séances.

L’électrochimiothérapie s’applique majoritairement au traitement de tumeurs cutanées non opérables, ou en complément d’une chirurgie lorsque la tumeur n’a pas pu être retirée dans sa totalité. Par exemple, certains mastocytomes, carcinomes épidermoïdes, et cancers mammaires ou de la région périanale peuvent être traités par cette modalité.   

Les autres traitements anti cancéreux médicaux

Les thérapies ciblées

Les thérapies ciblées sont des traitements anticancéreux d’apparition récente sur le marché vétérinaire. Elles s’administrent par voie orale, sous forme de comprimés, par le propriétaire lui-même à son domicile, sans hospitalisation nécessaire donc pour l’animal traité. Elles visent à bloquer de façon spécifique certains récepteurs situés à la surface ou à l’intérieur des cellules cancéreuses, pour empêcher leur prolifération et leur multiplication. Comme tout traitement médical, les thérapies ciblées peuvent à la fois exercer leur action sur la tumeur primitive et sur d’éventuelles métastases.

Parmi ces thérapies ciblées, nous retrouvons entre autres les inhibiteurs des récepteurs à activité tyrosine kinase, que nous utilisons principalement dans le traitement de certaines tumeurs cutanées (mastocytomes), mais aussi dans le traitement d’autres types de cancers (tumeurs de la thyroïde, des cavités nasales, des glandes anales…). Les effets secondaires sont semblables à ceux observés avec une chimiothérapie classique dans la majorité des cas, avec une dominante de troubles digestifs. Bien que le traitement soit administré en-dehors de la clinique, des contrôles réguliers sont nécessaires afin de s’assurer de la bonne tolérance et de l’efficacité du traitement. 

L’immunothérapie

L’immunothérapie est une modalité thérapeutique visant à interagir avec le système immunitaire du patient, afin de renforcer ses propres défenses immunitaires contre le cancer : on parle alors d’immunité anti-tumorale. L’immunothérapie est encore une technique balbutiante en médecine vétérinaire, et sa place reste incertaine par rapport aux traitements plus conventionnels. Néanmoins, une immunothérapie n’est jamais utilisée comme seul traitement contre le cancer, et son principal objectif est d’augmenter les chances de rémission ou de guérison sur le long terme.

A ce jour, nous disposons de protocoles d’immunothérapie dans l’indication des fibrosarcomes félins, et des lymphomes multicentriques et des mélanomes de la cavité buccale chez le chien. Ils pourront être discutés au cas par cas, et d’autres indications viendront probablement rejoindre cette liste dans les années à venir. Ces protocoles d’immunothérapie reposent en général sur la réalisation d’injections à intervalles de temps réguliers (comme des vaccins), effectuées en clinique vétérinaire à l’occasion de visites de courte durée. 

Radiothérapie chez le chien et le chat

Qu’est-ce que la radiothérapie ?

La radiothérapie est une méthode de traitement par rayon permettant d’éradiquer les cellules cancéreuses lorsque la chirurgie seule ne suffit pas. Elle permet la gestion d’un grand nombre de tumeurs avec peu d’effets secondaires. La radiothérapie est recommandée, seule ou associée à d’autre(s) moyen(s) thérapeutique(s), pour le traitement de nombreux cancers et certaines maladies bénignes. 

Quand la radiothérapie est-elle utile ?

On propose la radiothérapie pour le traitement :

  • De tumeurs cutanées agressives (mastocytome, mélanome, carcinome épidermoïde.) ;
  • De sarcomes des tissus mous (fibrosarcome, neurofibrosarcome,) ;
  • De tumeurs des cavités nasales, buccales, salivaires, amygdaliennes, et thyroïdiennes ;
  • Des tumeurs cérébrales et spinales ;
  • Des carcinomes urogénitaux (vessie, urètre, prostate) ;
  • Des tumeurs osseuses ;
  • De certains lymphomes ;
  • De maladies inflammatoires chroniques (méningo-encéphalite, granulome éosinophilique, arthrose).

Comment fonctionne la radiothérapie ?

Au cours d’une séance de radiothérapie, les rayons vont provoquer des lésions de l’ADN de l’ensemble des cellules. Les cellules saines tolèrent davantage l’irradiation alors que les cellules tumorales y sont plus sensibles et vont en mourir.
Afin de préserver les tissus sains au maximum, les doses de radiation sont fractionnées. Le protocole dépendra de l’objectif thérapeutique, du type tumoral et de la localisation de la lésion à traiter.  Dois-je m’attendre à des effets secondaires ? En fonction du type de traitement, de la localisation de la zone traitée et des doses données, les effets secondaires sont variés. Certains effets (« brûlures ») peuvent apparaître lors de traitement intensif. Ce sont des effets normaux liés à l’irradiation. Les complications à long terme sont très rares. Il est important de signaler au cancérologue toute anomalie dès qu’elle est repérée, afin qu’il puisse adapter le traitement et proposer éventuellement des soins locaux de confort.

Comment se déroulent les séances de radiothérapie ?

Selon les cas, un nombre plus ou moins important de séances sera proposé (de 3 à 20 séances) avec une fréquence variable (de 1 à 10 séances par semaine) pendant des périodes de traitement de 2 à 6 semaines. Les séances ont lieu du lundi au vendredi. Une anesthésie générale est indispensable pour que le patient reste parfaitement immobile (votre animal doit donc être à jeun, la nourriture ayant été enlevée la veille au soir). Vous pourrez donc reprendre votre animal rapidement (visite de 90-120 minutes), le jour même. Si vous habitez à une trop grande distance, une hospitalisation couvrant la période du traitement peut être réalisée à Oncovet.

Qu’est-ce que la curiethérapie ?

Appelée également brachythérapie, la curiethérapie est une technique de radiothérapie permettant le traitement de certaines pathologies cancéreuses chez le chien, le chat et le cheval. Les traitements consistent en l’utilisation d’une source radioactive directement au contact de la tumeur via des applicateurs ou implants temporaires. Cette approche peut également être employée après avoir enlevé une tumeur, pour limiter les récidives. Enfin, la curiethérapie peut être utilisée en complément d’une radiothérapie externe (en « boost ») pour optimiser encore le contrôle tumoral. La curiethérapie connaît de nombreuses indications dont certaines tumeurs cutanées en régions sensibles (paupières, lèvre, oreille, doigt), certaines tumeurs du système urinaire, certaines tumeurs des tissus mous agressives (sarcomes), certains cas de tumeurs des cavités nasales.

 

Chirurgie

Chirurgie

L’intervention chirurgicale

En anesthésie, le monitoring (suivi des paramètres vitaux) est systématique. Il permet de surveiller les fonctions cardiaques et respiratoires, la température corporelle. Après induction de l’anesthésie tous nos patients sont intubés et leur anesthésie est maintenue par des gaz. Selon les circonstances, ils respirent seuls ou sont aidés par un respirateur.

La prévention de l’infection post-opératoire est assurée par la séparation des locaux et leur système de ventilation séparé des autres secteurs. Du linge à usage unique et une stérilisation systématique à l’autoclave sont utilisés. L’usage des antibiotiques est strictement contrôlé et adapté à chaque cas. Il n’est pas surprenant que dans la plupart des cas, il n’y ait pas de prescription d’antibiotiques lorsque vous retrouvez votre animal.
 
Faut-il absolument opérer ? Y a-t-il d’autres options ?


Avant toute chirurgie, vous serez reçu en consultation par un vétérinaire. Il est en effet primordial de discuter avec vous de l’indication chirurgicale.

Le bilan préopératoire et les examens d’imagerie préalables sont pour cela indispensables. Cette consultation est également le moment pendant lequel nous pourrons vous exposer les différentes options possibles, leurs risques éventuels mais aussi leur coût. C’est le moment pendant lequel nous pourrons répondre à toutes les questions que vous vous posez.

Pour qu’une intervention chirurgicale se déroule dans les meilleures conditions possibles, elle doit s’inscrire dans une démarche globale, en collaboration avec les autres disciplines médicales. L’évaluation de la situation clinique précise de votre animal est donc indispensable, préalablement à la décision chirurgicale. Les bilans sont réalisés en concertation avec votre vétérinaire traitant. Ils permettent d’identifier les différentes possibilités thérapeutiques, afin de vous les exposer et de choisir la solution la plus adaptée.

Une fois la décision chirurgicale établie votre animal sera alors pris en charge par l’équipe de chirurgie pour sa préparation à l’intervention, son opération et son hospitalisation post-opératoire. L’activité chirurgicale d’Oncovet est organisée pour offrir à votre animal des conditions optimales d’hygiène, de sécurité et de surveillance.

Et la douleur ?

La douleur est toujours prise en charge. Pour cela, après tranquillisation préopératoire, les patients reçoivent systématiquement un traitement par une molécule de la famille est morphiniques. Le cas échéant, l’analgésie est complétée par administration d’anti-inflammatoires et une anesthésie locale (blocs nerveux). La période post-opératoire immédiate est cruciale pour le bon déroulement des suites du traitement. La surveillance des signes de douleurs, la poursuite de la réanimation s’il y a lieu et une réalimentation précoce sont autant de facteurs clefs d’une bonne récupération.

Pendant cette période, nous vous tiendrons a courant, ainsi que votre vétérinaire traitant, de l’évolution de la maladie de votre animal. Chaque jour, nous vous contacterons pour vous donner des nouvelles de votre compagnon. Les visites sont bien sûr autorisées (12h-17H tous les jours). Elles sont organisées auprès de notre secrétariat afin de vous recevoir dans les meilleures conditions possibles. Ces visites sont validées par l’équipe chirurgicale et n’impliquent pas une discussion directe avec le chirurgien qui est au bloc opératoire dans les heures de visite.

Renseignements pratiques

  • Sauf en cas d’urgence, votre animal doit être à jeun depuis la veille au soir ;
  • En cas de traitement médicamenteux, il vaut mieux toujours nous poser la question du meilleur moment pour réaliser la dernière administration et en tous cas de penser à nous en informer ;
  • Après la sortie, des consignes parfois contraignantes sont souvent prescrites (port chez votre vétérinaire…). Il est extrêmement important de les respecter car elles sont adaptées au cas par cas à votre animal ;
  • La plupart du temps, le suivi de la plaie se fera chez votre vétérinaire habituel. Parfois, pour les plaies chirurgicales complexes (reconstruction cutanée, traitées par radiothérapie), il vous sera demandé de le réaliser auprès d’un chirurgien d’Oncovet.

Chirurgie oncologique chez le chien et le chat

Qu'est-ce que la chirurgie oncologique?

La chirurgie oncologique est une discipline chirurgicale à part entière appliquée aux tumeurs. Les manipulations du tissu cancéreux, les techniques de dissections, d’hémostase (gestion des saignements) diffèrent des autres chirurgies dans le but de minimiser la dissémination des cellules cancéreuses et de favoriser une exérèse tumorale complète (le retrait de la tumeur). C’est l’une des étapes de prise en charge du cancer. En théorie, tous les patients chiens et chats atteints de cancer peuvent nécessiter une intervention chirurgicale qu’il s’agisse d’une biopsie pour confirmer un diagnostic ou d’un traitement chirurgical définitif.

Différentes options chirurgicales sont envisageables pour l’exérèse tumorale : les chirurgies intralésionnelles (au sein du tissu cancéreux), les chirurgies marginales (proches du tissu cancéreux), les chirurgies larges (loin du tissu cancéreux) et les chirurgies radicales (très loin du tissu cancéreux, exemple de l’amputation). On comprend alors que la chirurgie ne représente qu’une étape dans le diagnostic et/ou le traitement du cancer. Le chirurgien doit, au préalable et après l’acte chirurgical, travailler en collaboration avec d’autres disciplines médicales (médecine générale et oncologique, imagerie médicale, histopathologie…) afin de répondre à des questions primordiales : Contre quoi luttons-nous (type de cancer, cancer récidivant) ? Quelle est sa progression (cancer localisé ou généralisé)? Quelle est son agressivité (déterminer si le cancer va récidiver/ métastaser) ?

Toutes ces étapes importantes ont pour objectif de déterminer le meilleur traitement et donc le meilleur pronostic pour le chien ou le chat. Ainsi, le traitement ne doit pas considérer uniquement la tumeur mais le patient dans sa globalité, y compris les propriétaires !

Les options envisageables doivent être discutées avec les personnes proches de l’animal au quotidien : le traitement est-il palliatif ou curatif ? Quelles seront les conséquences pour l’animal (effets secondaires ou complications) ? Les complications peuvent-elles retarder les traitements adjuvants (chimiothérapie ou radiothérapie) ? Quel est le budget à envisager ? Ces questions sont traitées au cours de la consultation pré-chirurgicale.

Une chirurgie mal programmée pourrait avoir des conséquences dramatiques pour le patient. Une mauvaise indication peut augmenter les complications chirurgicales, favoriser l’exérèse incomplète et la récidive tumorale.

Enfin, la chirurgie oncologique implique une gestion post-opératoire spécifique. A l’issue de l’intervention, des soins en relation avec l’état de l’animal cancéreux sont appliqués tels que la gestion de la douleur, les besoins énergétiques, la rééducation mais également la discussion des résultats histologiques : exérèse est-elle complète ? Faut-il réintervenir ? Quand commencent les traitements complémentaires ?

En conclusion, la chirurgie oncologique reste une étape importante dans le traitement du cancer et doit être pratiquée dans les règles de l’art pour le bien-être du patient, et aboutir au meilleur pronostic. Elle implique de bonnes indications ainsi qu’une prise en charge globale du patient par une approche pluridisciplinaire.

Neurochirurgie

Qu’est ce que la neurochirurgie?

La neurochirurgie est une discipline qui traite les pathologies chirurgicales des tissus neurologiques centraux et périphériques, incluant les chirurgies du cerveau, du cervelet, de la moelle épinière, les méninges et les nerfs. Les atteintes neurologiques traitées peuvent être d’apparition anciennes ou de faible intensité (douleur, démarche ou comportements anormaux) mais également aiguës ou de forte intensité (convulsion, paralysie brutale). Les troubles neurologiques peuvent être d’origine variée : congénitale (ex : malformations), traumatique (ex : fractures, hernies…), métabolique (ex : intoxications, vasculaires…), dégénérative, tumorale… Les tissus neurologiques tolèrent difficilement une agression tant d’un point de vue de l’intensité que de la durée et certaines pathologies nécessitent donc un traitement chirurgical d’urgence.

La démarche diagnostique d’un trouble neurologique doit suivre différentes étapes :

  1. Confirmer que le problème est neurologique
  2. Localiser le problème au sein du système neurologique
  3. Estimer la sévérité et l’étendue des lésions neurologiques
  4. Déterminer la cause et/ou le processus pathologique
  5. Estimer le pronostic en fonction de la gestion médicale ou chirurgicale.

 
Les examens complémentaires sont essentiels pour répondre aux questions de localisation, de sévérité ainsi que de leur cause. Parmi les plus fréquemment réalisés, nous retrouvons les examens d’imagerie (la radiographie/ myélographie, le scanner ou l’IRM), l’étude du liquide céphalo-rachidien, les études des signaux électriques (électromyographie ou électroneurographie), les biopsies….

 

Les résultats de ces examens complémentaires permettront d’evaluer le traitement le plus adapté : médical ou chirurgical.

Les indications chirurgicales les plus fréquentes chez nos animaux de compagnie sont :

  • pour le crâne : fractures traumatiques, tumeurs (méningiome, chondrome, malformations…)
  • pour le rachis : instabilité vertébrale, myélopathie cervicale caudale (syndrome de Wobbler), hernies discales, tumeurs vertébrales ou péri-médullaires, kystes arachnoïdiens, hématomes péri-médullaires, malformations…

La neurochirurgie implique une gestion pluridisciplinaire. Différents services médicaux doivent collaborer avant (médecins, oncologues, radiothérapeutes, imageurs..), pendant (anesthésistes, imageurs) et après la chirurgie (neurologues, médecins, radiothérapeutes..), pour offrir au patient la meilleure prise en charge et le meilleur pronostic.

Orthopédie

Qu'est-ce que l'orthopédie ?

L’orthopedie est une spécialité chirurgicale dont l’objet est la prévention ou la correction des pathologies de l’appareil locomoteur (os, articulations, muscles, tendons et nerfs). Le domaine d’application regroupe les membres thoraciques et pelviens ainsi que le rachis.

Les chirurgies orthopédiques nécessitent un diagnostic précis faisant appel à un examen clinique complet (écarter ou trouver une pathologie générale ou concomitante), d’un examen neurologique et orthopédique spécifique. Effectivement, certaines consultations orthopédiques ont lieu dans un contexte traumatique (chute d’un étage, patient percuté par un véhicule). La priorité à l’admission est alors de :

  1. stabiliser le patient en état de choc
  2. établir un bilan lésionnel complet (ex : ne pas se focaliser sur une fracture du tibia et ne pas voir des contusions pulmonaires ou rupture vésicale)
  3. établir un plan diagnostique et thérapeutique avec le propriétaire
  4. programmer l’intervention chirurgicale.

A l’exception d’un diagnostic évident ou certain, des examens complémentaires seront nécessaires, discutés et réalisés en accord avec le propriétaire/ vétérinaires référents parfois.

Il est important de rappeler que la prise en charge de la douleur et stabiliser temporairement une fracture est la priorité. L’étape chirurgicale au bloc opératoire est réalisée lorsque le patient est stable et apte à tolérer une anesthésie de plusieurs heures.

La chirurgie orthopédique consiste à réduire la fracture puis à la stabiliser par l’emploi d’implants tels que vis, broches, plaques ou fixateur externes et parfois plâtre/résine.

La chirurgie des tissus mous

Qu'est-ce que la chirurgie des tissus mous ?

La chirurgie dite des tissus mous, par opposition à l’orthopédie (tissus durs) regroupe les chirurgies ORL, thoraciques, abdominales (gastro-intestinales, urogéntinales, hépatiques…) oncologiques, cutanées et reconstructrices.

La chirurgie des tissus mous représente une option thérapeutique dont l’indication (avantages et complications/effets secondaires) est discutée de manière pluridisciplinaire : votre vétérinaire avec l’aide d’un vétérinaire oncologue ou médecin ou un imageur d’Oncovet déterminent les examens complémentaires nécessaire au diagnostic précis. C’est ensuite que l’option chirurgicale est abordée entre vétérinaires et propriétaires.

La prise en charge de la douleur et l’hospitalisation sont des paramètres majeurs dans le bon déroulement d’une chirurgie des tissus mous. Une analgésie multimodale (composée de plusieurs molécules permettant de s’éloigner des doses toxiques d’une seule molécule) est mise en place. L’évaluation fréquente de la douleur en période post-opératoire permet la réalisation d’un sevrage progressif sur 24-72H.  Pendant ce temps, l’hospitalisation nous permet de suivre la réponse de l’organe et organisme opéré.
 

Les chirurgies "mini-invasives"

Les chirurgies dites « mini-invasives » regroupent des techniques opératoires modernes et de grande technicité permettant de minimiser « l’agression chirurgicale » sur le patient. Ces procédures ont de petites voies d’abord (incisions) ou pas d’incision (ex : stent trachéal). Si l’avantage esthétique est évident, le bénéfice pour le patient est surtout de minimiser la douleur, le risque infectieux et la lourdeur et durée des soins post-opératoires.

Les chirurgies mini-invasives sont employées dans 2 grandes indications. La première est une indication diagnostique. Il s’agit d’explorer l’organe par caméra et de pouvoir réaliser des biopsies pour analyses bactériologique et/ou histologiques (exemple de la thoracoscopie pour le thorax, la coelioscopie pour l’abdomen ou l’arthroscopie pour explorer les articulations). La seconde est une indication thérapeutique. Il s’agit alors d’aller intervenir dans le but de traiter la pathologie (exemple du retrait d’un fragment de cartilage qui perturbe une articulation).

Oncovet propose actuellement ce type de procédure dans le domaine :

  • articulaire via arthroscopie des épaules, coudes, carpe, hanche, grasset et tarse
  • thoracique via la thoracoscopie (biopsie de plèvres, nœuds lymphatiques, lobectomie…)
  • abdominal via la coelioscopie (ovariectomie, biopsies hépatique…)
  • endovasculaire ou endocavitaire pour des pathologies cardiaques, trachéales, urogéntial

Demandez conseil à votre vétérinaire ou notre équipe chirurgicale pour connaître le domaine d’application et pouvoir l’envisager pour votre compagnon !
 

Imagerie médicale

Imagerie médicale

Qu’est-ce que l’imagerie médicale?

L’imagerie médicale est une discipline qui permet l’exploration en images de l’organisme et des organes par des techniques non invasives (pas d’intervention chirurgicale). Ces différentes techniques font appel à des phénomènes physiques qui interagissent avec les organes et les tissus. Ils sont ensuite analysés par des systèmes informatiques puissants qui les retranscrivent en images.

L’imagerie médicale est indispensable pour la prise en charge de la plupart des patients, en particulier en cancérologie. Elle permet souvent de faire le diagnostic, de réaliser le bilan d’extension (envahissement local de la tumeur et recherche de métastases à distance) et de prévoir le traitement adapté. Elle est cependant aussi indispensable en médecine interne, en chirurgie, en cardiologie ou en neurologie.

Zoom sur les techniques d’imagerie médicale les plus communes

Les techniques d’imagerie médicale les plus répandues sont : la radiographie (technique la plus ancienne apparue à la fin du XIXème siècle), le scanner (qui dérive de la radiographie), l’échographie, l’IRM (imagerie par résonance magnétique) et la scintigraphie ou médecine nucléaire.

Oncovet offre un plateau technique qui regroupe 4 de ces 5 techniques (radiographie, scanner, échographie et scintigraphie).

Chacune de ces techniques présentent des avantages et des inconvénients et a des indications précises.

Lorsque plusieurs techniques d’examens sont possibles, nous nous efforçons de proposer la technique qui offre le plus de chances d’obtenir les informations nécessaires pour mettre en place le traitement. Ce choix dépend de la région explorée, de l’état général de l’animal (peut-il être anesthésié?), et bien sûr du prix de l’examen.

Les examens sont réalisés sur rendez-vous, soit suite à une consultation de cancérologie, de médecine interne ou de chirurgie, soit sur prescription du vétérinaire traitant et référent qui peut reprendre en charge l’animal et proposer le traitement.

Il est souvent nécessaire, voire indispensable pour l’échographie, le scanner ou la scintigraphie que l’animal soit à jeun depuis au moins 12 heures, soit parce que l’estomac plein gène la qualité de l’examen en échographie et donc peut masquer les  anomalies, soit parce que l’animal doit être anesthésié (scanner ou scintigraphie).

Radiographie du chien et du chat

Qu’est ce que la radiographie?

La radiographie est la première technique d’imagerie médicale qui a été utilisée. Dès le début du 20ème siècle, les premiers examens ont été réalisés sur le squelette et la radiographie s’est développée pendant la 1ère guerre mondiale en particulier sous l’impulsion de Marie Curie.

Cette technique utilise l’atténuation différentielle des rayons X, c’est-à-dire la différence d’absorption des rayons par les organes, pour obtenir les images.

Depuis une quinzaine d’années, les images sont numérisées, ce qui permet une meilleure qualité d’images et évite le développement chimique du film.

C’est une technique indolore pour le chien ou le chat mais les rayons X sont potentiellement dangereux pour la santé si les expositions sont trop importantes. Une réglementation stricte encadre l’utilisation des rayons X pour limiter l’exposition des personnes du public et du personnel, c’est pourquoi les propriétaires ne peuvent pas pénétrer dans la salle de radiographie.

La radiographie, premier examen d’imagerie médicale utilisé

Malgré le développement d’autres techniques d’imagerie médicale comme l’échographie ou le scanner, la radiographie a conservé des indications incontournables et il est souvent le premier examen d’imagerie médicale utilisé. L’examen est rapide et ne nécessite pas la plupart du temps de tranquillisation ou d’anesthésie, ce qui permet de faire des examens même si le chien ou le chat ne peut pas être anesthésié.

Les principales indications sont:

  • Examen du squelette en particulier des membres (fractures, tumeur osseuse, maladie de croissance des jeunes chiens et chats, maladies des articulations….)
  • Examen du thorax en particulier des poumons (bronchopneumonie, tumeur pulmonaire, bilan d’extension (recherche de métastases pulmonaires d’une autre tumeur),
  • Examen de l’abdomen aigu (douleur abdominale vive et brutale) : recherche d’un corps étranger digestif, de calculs rénaux ou vésicaux, de liquide dans l’abdomen (péritonite, tumeur qui saigne), d’une dilatation-torsion de l’estomac…

Les limites de la radiographie

Les organes abdominaux ou thoraciques ne sont pas toujours faciles à distinguer les uns des autres (manque de contraste) et les images obtenues sont en 2 dimensions seulement, ce qui ne permet pas de voir l’intérieur des organes et donc peut empêcher de détecter une tumeur par exemple. Le scanner ou l’échographie sont donc souvent préférés à la radiographie.

Le scanner vétérinaire

Pourquoi utilise-t-on le scanner chez le chien et le chat?

Le scanner permet d’observer des lésions invisibles sur une radiographie comme par exemple une hernie discale ou une tumeur du cerveau. Cet examen est totalement indolore pour le chien ou le chat mais il doit être totalement immobile. C’est pourquoi l’examen est réalisé sous anesthésie générale.

Principe

Le scanner ou examen tomodensitométrique utilise, comme la radio, des rayons X. Contrairement à la radiographie, qui traverse la zone radiographiée et forme une image où les diverses structures sont superposées, il forme des images en coupes transversales, c’est à dire perpendiculaires à la colonne vertébrale de l’animal. Celles-ci peuvent ensuite être reconstruites dans les plans longitudinaux, c’est à dire dans le sens de la longueur.

L’appareil est constitué d’un anneau dans lequel, votre animal allongé sur une table, va être introduit pour obtenir les images.

Pour la plupart des examens, un produit de contraste iodé est injecté par voie veineuse pour mieux différencier les lésions. Pour ces 2 raisons votre animal doit donc être à jeun depuis la veille au soir. Il peut cependant prendre ses traitements. La durée de l’examen est de 1 heure environ. Votre animal vous est rendu lorsqu’il est réveillé soit environ 2 heures plus tard.

Quand réaliser un scanner sur un chien ou un chat?

  • Troubles neurologiques centraux avec atteinte de l’encéphale ou de la moelle épinière (myéloscan)
  • Recherche de lésions du crâne, cavités nasales, sinus, bulles tympaniques, orbites articulations temporomandibulaires
  • Troubles respiratoires d’origine haute (cavités nasales, gorge) ou basse (bronches et poumons)
  • Masse abdominale difficile à localiser par écographie
  • Masse du cou, du thorax, du bassin
  • Bilan d’extension locale, locorégionales et à distance des tumeurs
  • Boiterie (exploration des articulations des membres)
  • Anomalies vasculaires (angioscan)

Scintigraphie chez le chien et le chat

Qu’est ce que la scintigraphie?

La scintigraphie, aussi appelée médecine nucléaire, est une technique d’imagerie médicale qui utilise un produit radioactif pour obtenir les images. Cet examen est totalement indolore pour votre animal mais celui-ci doit rester immobile pendant toute la durée d’obtention des images. Il doit donc être anesthésié. Il doit être gardé 24 heures à la clinique après l’examen, le temps que le produit radioactif soit éliminé dans les urines.

Principe de la scintigraphie

La radioactivité injectée est très faible mais elle est détectée par l’appareil appelé gamma caméra. Le produit injecté est éliminé en grande partie par les reins et se retrouve donc dans les urines. Lorsque votre animal vous est rendu, il ne présente plus de radioactivité anormale.

Quand faut-il réaliser une scintigraphie chez le chien et le chat?

Squelette

  • Affections tumorales primitives ou secondaires affections articulaires (polyarthrites, ostéochondrose…) 
  • Affections métaboliques (hyperparathyroïdie…) 

Thyroïde

  • Recherche de nodule thyroïdien lord d’hyperthyroïdie, en particulier chez le chat
  • Bilan d’extension d’une tumeur thyroïdienne (recherche de tissu ectopique)

Nœud Lymphatiques

  • Recherche du nœud lymphatique sentinelle dans le bilan d’extension locorégional d’un cancer

Rein

  • Évaluation du caractère fonctionnel des reins

Foie

  • Recherche de shunt portosystémique et évaluation de la fraction de shunt

Poumon

  • Recherche d’embolie pulmonaire lors de la dyspnée d’apparition brutale et avec examen radiographique ou scanner normal

Cœur

  • Évaluation des conséquences myocardiques des chimiothérapies cardiotoxiques
  • Étude de la fonction ventriculaire gauche
  • Évaluation du pronostic des cardiopathies
  • Évaluation des cardiopathies valvulaires
  • Évaluation des cardiopathies congénitales

Encéphale

  • Étude de la perfusion cérébrale chez le chien et la chat âgé
  • Détection de masse intracérébrale non détectée au scanner
  • Convulsions avec scanner normal
  • Anomalie des nerfs crâniens avec scanner normal

Echographie du chien et du chat

Qu’est ce que l’échographie?

L’échographie, un examen non invasif, sans danger ni douleur pour votre chien ou votre chat.

Elle repose sur le principe physique de l’écho. Un faisceau ultrasonore est émis il se réfléchit dans l’organisme et l’écho formé est analysé par l’appareil pour former l’image de la région explorée.En échographie, de l’air et l’os sont des obstacles à la propagation des ultrasons. Il est donc nécessaire de tondre l’animal et de répartir un gel de contact sur la peau pour obtenir une image de bonne qualité. Tous les tissus riches en eau peuvent être explorés par échographie. C’est un examen non invasif, qui ne présente ni danger ni douleur pour l’animal.

Principales indications:

  • Troubles digestifs
  • Troubles urinaires
  • Troubles de la reproduction et de la gestation
  • Masse abdominale
  • Syndromes généraux (amaigrissement chronique, abattement général, polyuro-polydipsie, ictère…)
  • Épanchement abdominal
  • Anomalies sanguines (numération formule, examen biochimique, bilan de coagulation …)
  • Bilan d’extension en cancérologie
  • Prélèvements échoguidés…

Préparation à l’examen

Une bonne préparation est indispensable pour un examen de qualité. L’animal ne doit pas avoir mangé depuis 12 heures et ne doit pas uriner 2 heures avant l’examen abdominal. Il est souhaitable que 2 personnes accompagnent l’animal afin de le rassurer pendant l’examen. La tonte est indispensable pour l’échographie abdominale.

L’échographie est une technique qui ne cesse de s’enrichir au fil de l’expérience des imageurs qui la pratiquent, mais aussi grâce à l’évolution du matériel et des techniques. Elle est présente sous tous ses aspects les plus récents à Oncovet.

Cardiologie

Cardiologie

Les maladies cardiaques chez les chiens et chats

Les maladies cardiaques sont fréquentes chez les chiens et les chats. En début d’évolution, la plupart des animaux ne vont pas présenter de symptômes. Votre vétérinaire peut en revanche noter la présence d’une anomalie lors de l’auscultation. Des symptômes peuvent apparaître par la suite :


•    Des difficultés respiratoires, un gonflement de l’abdomen ;
•    Une fatigue croissante ;
•    Des épisodes de perte de connaissance.

Pour explorer ces symptômes, nous pouvons réaliser différents examens.

Ces maladies peuvent être présentes dès la naissance de l’animal ou apparaître au cours de la vie. Les maladies cardiaques sont présentes dès le jeune âge (malformation congénitales) ou viennent avec l’âge.

Comment se déroulent les traitements en cardiologie ?

Les traitements en cardiologie sont la plupart du temps « à vie » et demandent une grande coopération du propriétaire.

Le traitement des maladies cardiaques est le plus souvent médical. Parfois, une simple surveillance est nécessaire. Quelques malformations peuvent être traitées chirurgicalement, comme la sténose pulmonaire valvulaire et la persistance du canal artériel. La pose d’un pacemaker est parfois nécessaire.

Les traitements cardiaques doivent être administrés une à deux fois par jour tout au long de la vie de l’animal, et doivent être adaptés suivant l’évolution de la maladie. Une bonne coopération entre les propriétaires, le vétérinaire traitant, et le vétérinaire spécialisé est donc nécessaire

Echocardiographie du chien et du chat

Qu’est-ce que l’Echocardiographie ? 

L’examen échocardiographique du chien et du chat, permet de diagnostiquer la plupart des maladies cardiaques. Cet examen mesure la taille des parois et des cavités cardiaques et la vitesse et la direction des flux du sang au sein du cœur

Dans quel cas utilise-t-on cet examen ?

Les malformations cardiaques sont nombreuses et variées, et seule une échocardiographie Doppler permet, lorsque le vétérinaire a détecté un souffle chez un chiot, d’identifier le défaut, d’établir un pronostic et de proposer un traitement. Les cardiopathies acquises touchent le muscle cardiaque, les valves, le péricarde, ou le circuit électrique cardiaque. Il existe des prédispositions raciales à chacune de ces maladies. C’est ainsi que les chiens de petite race présentent le plus souvent des maladies valvulaires (précoces chez les cavaliers king charles), les grands chiens des cardiomyopathies dilatées, les boxers, les terre neuve et les golden retrievers des sténoses aortiques, les brachycéphales des sténoses pulmonaires…

Comment se déroule l'examen ?

Cet examen indolore et sans danger est réalisé avec votre coopération afin de rassurer votre animal qui restera debout ou sera couché sur une table fenêtrée pendant l’examen

Holter

Du nom de son inventeur Norman Holter, il s’agit d’un dispositif qui permet l’enregistrement en continu de l’activité électrique du cœur, et cela durant 24 heures au minimum. Il est utilisé lorsque le vétérinaire perçoit une anomalie du rythme cardiaque ou afin d’évaluer l’efficacité d’un traitement déjà mis en place.

L’appareil se constitue de plusieurs électrodes fixées sur le thorax de l’animal et reliées à un boitier. Lors du retour à la clinique, le vétérinaire retire le dispositif et analyse les troubles du rythme cardiaque. Une tachycardie lorsque les battements sont trop rapides, une bradycardie lorsqu’au contraire ils sont trop lents… 

Cet examen, totalement indolore pour l’animal, présente l’avantage que celui-ci ne doit pas rester hospitalisé durant l’enregistrement.

Dépistage

A quoi sert le dépistage?

Certaines races de chiens sont plus prédisposées que d’autres à des problèmes cardiaques. Nombreux sont les clubs de races à préconiser une échocardiographie afin de détecter précocement des signes d’anomalies dans le but d’éradiquer certaines pathologies. Car nombre de ces dernières semblent héréditaires, c’est à dire transmissibles de génération en génération.

Le dépistage est réalisé par auscultation associée à un examen échographie Doppler. L’auscultation permet de déceler un souffle au cœur ou d’éventuelles arythmies. Quant à l’échographie Doppler, elle évalue les flux sanguins. Elle reste l’examen le plus utilisé dans la recherche d’une sténose aortique.

Pour certaines races, le dépistage est obligatoire pour attribuer un niveau de qualité à un reproducteur.

Médecine interne

Médecine interne

Qu’est ce que la médecine interne?

L’activité de médecine interne regroupe toute la démarche diagnostique et le suivi thérapeutique des grandes affections organiques, endocrinologie, uro-néphrologie, gastro-entérologie, pneumologie, maladies infectieuses et auto-immunes, hématologie…

La médecine interne travaille en collaboration avec l’ensemble des services de la clinique (Cancérologie, Cardiologie, Chirurgie, Imagerie médicale) afin d’apporter un suivi adapté à l’affection de votre animal.

Oncovet est également l’un des très rares centres de dialyse canine en France. En effet, nous proposons des techniques de purification du sang pour compléter ou remplacer si nécessaire les reins lors de dysfonctionnements importants par le biais d’une machine réalisant cette épuration en dehors du corps.

La clinique propose aussi la réalisation d’un bilan de gériatrie pour permettre à votre animal de vieillir en bonne santé.

Enfin, l’iodothérapie, une de nos spécialités, concerne les animaux atteints d’hyperthyroïdie. C’est une maladie de plus en plus souvent diagnostiquée chez le chat âgé. Environ 10% des chats seraient atteints par cette maladie.

Dialyse - Hémodialyse

Qu’est ce que l’hémodialyse?

Il s’agit de l’ensemble des techniques de purification du sang visant à « soutenir » voire à remplacer les reins lors de dysfonctionnements importants, par le biais d’une machine réalisant cette épuration «en dehors» du corps.

Le sang est prélevé (via un cathéter) pour circuler dans un « rein artificiel » ou dialyseur, au sein duquel les toxines accumulées dans l’organisme et qui auraient dû être éliminées par les reins sont absorbées. Le sang « épuré » retourne dans le corps de l’animal via le même cathéter, le volume sanguin total étant filtré plusieurs fois au cours de chaque séance de dialyse.

Dans quels cas réalise-t-on une hémodialyse?

L’indication principale pour la thérapie par hémodialyse est l’insuffisance rénale aiguë chez le chien : il s’agit d’un groupe de maladies dans lesquelles les reins ont subi un dommage souvent temporaire, ce traumatisme initial plus ou moins prolongé provoquant l’apparition brutale de symptômes majeurs (abattement, vomissements, parfois anurie). Malgré cette présentation clinique impressionnante, les reins conserveront souvent un grand potentiel de récupération, dès lors que la « cause » de l’insuffisance rénale est identifiée et traitée et que l’on donne au patient le temps de récupérer.

Les affections responsables d’une insuffisance rénale aiguë chez le chien seront:

  • Certaines maladies infectieuses, en particulier la leptospirose, pour laquelle des formes rénales (contre lesquelles la vaccination ne protège pas toujours) sont très souvent observées
  • Certaines intoxications, notamment par des plantes (raisins, liliacées…) ou des anti-inflammatoires non stéroïdiens
  • De nombreuses maladies systémiques (pancréatiques, diabète compliqués) dans lesquelles une insuffisance circulatoire (baisse du débit sanguin) provoque un « arrêt » du fonctionnement des reins

Les indications de dialyse sont:

  • La présence de valeurs très élevées de créatinine (la norme fixée variant de 60 à 100 mg/L selon les auteurs)
  • Des valeurs plus faibles mais associées à des symptômes marqués
  • Un animal ne produisant que peu voire plus du tout d’urine. La mise sous dialyse est alors une urgence vitale

Comment se déroule le traitement?

La récupération rénale durera de quelques jours à plusieurs semaines. Si seul un traitement « conventionnel » (par perfusion notamment) est mis en place, de nombreuses complications risquent d’apparaître (lésions digestives, neurologiques, cardiaques etc…) qui vont à la fois ralentir la récupération et diminuer la qualité de vie de votre animal. Pour un traitement optimal, les séances doivent être répétées en moyenne tous les deux à trois jours (parfois plus) afin de maintenir une qualité de vie acceptable.

Un nombre limité de structures peuvent réaliser de l’hémodialyse en Europe, le matériel nécessaire étant coûteux et d’emploi relativement complexe.

Notre centre peut réaliser ce type de traitement si l’état de votre chien le nécessite.

Ce traitement présente-t-il des risques?

Il s’agit d’une technique indolore, qui nécessite en revanche une surveillance attentive du comportement de l’animal et de ses paramètres vitaux. L’hémodialyse, en « remplaçant » temporairement les reins, permet d’améliorer l’état clinique des animaux en limitant les dégâts liés à ces toxines.

Iodothérapie chez le chat

Quand votre chat nécessite-t-il une iodothérapie?

L’hyperthyroïdie est une maladie de plus en plus souvent diagnostiquée chez le chat âgé. Environ 10% des chats seraient atteints par cette maladie. Cette maladie est due le plus souvent à une tumeur bénigne (adénome) d’une ou des 2 glandes thyroïdes qui provoque une sécrétion trop élevée d’hormones thyroïdiennes (dans 70% des cas les 2 glandes sont atteintes).

Les symptômes de cette maladie sont multiples (perte de poids, polyphagie (augmentation de l’appétit), hyperactivité, vomissements, diarrhées chroniques, tachycardie, souffle cardiaque…).

Le diagnostic initial est fait sur prise de sang en mesurant le taux d’hormones thyroïdiennes dans le sang (T4).

Comment se déroule le traitement?

Plusieurs types de traitement existent:

  • Traitement médical: prescription de médicaments qui inhibent la synthèse des hormones thyroïdiennes
  • Traitement chirurgical: exérèse de la glande thyroïde atteinte par l’adénome si une seule glande est atteinte
  • Traitement diététique: alimentation pauvre en iode
  • Traitement par l’iode radioactif: Traitement de choix actuel, il consiste à injecter une petite dose d’iode radioactif sous la peau, qui ensuite fixé par les glandes thyroïdes et grâce à sa radioactivité va détruire les cellules de l’adénome thyroïdien.  L’animal est donc hospitalisé dans une pièce adaptée pendant environ 10 jours, le temps correspondant à une diminution de la radioactivité.

Il y a-t-il des risques pour votre chat?

Ce traitement est indolore, il est réalisé après une scintigraphie des glandes thyroïdes, examen qui permet d’évaluer la dose d’iode radioactif à injecter. Après 10 jours, le chat ne présente plus de radioactivité significative et peut être rendu au propriétaire. Les complications sont rares (<10%), dans certains cas il s’agit essentiellement soit d’une réponse incomplète, le taux d’hormones thyroïdiennes reste élevé, soit au contraire une hypothyroïdie, le taux d’hormones thyroïdiennes est inférieur à la normale.

Quelles sont les étapes de traitement proposées par nos vétérinaires pour votre chat?

Le schéma de traitement que nous proposons est donc le suivant:

  • Diagnostic de l’hyperthyroïdie par dosage des T4
  • Prescription d’un traitement médical (méthimazole) pendant 3 à 4 semaines
  • Contrôle du taux de T4 et de la fonction rénale
  • Si la fonction rénale est normale, un traitement à l’iode radioactif peut être proposé, dans ce cas, arrêt du traitement médical pendant 2 semaines
  • Scintigraphie thyroïdienne à la fin de ces 2 semaines pour évaluer la captation thyroïdienne et donc la dose d’iode radioactif à injecter au chat
  • Injection de l’iode radioactif après la scintigraphie
  • Hospitalisation du chat pendant 8 à 10 jours
  • Mesure du taux de T4 avant de rendre le chat au propriétaire
  • Contrôle du taux de T4 2 mois après le traitement

Gériatrie canine et féline

L’amélioration des soins des chiens et chats, de leur alimentation et de la prévention des maladies par la vaccination a permis d’observer une augmentation de l’espérance de vie chez nos compagnons. Un chien ou un chat, protégé, vacciné et entouré de l’affection de ses maîtres vit aujourd’hui bien plus longtemps qu’il y a 30 ans.

Cette augmentation de l’espérance de vie est associée à un risque accru d’apparition de « nouvelles » maladies, souvent chroniques, d’apparition plus insidieuse, mais qui vont finir par influer sur son espérance de vie ou sa qualité de vie:

L’arthrose va toucher une majorité des animaux et diminuer leur qualité de vie.

Le vieillissement des reins ne sera pas immédiatement perceptible, mais va parfois s’aggraver brutalement.

Les maladies cardiaques toucheront plus de la moitié des petits chiens et une part croissante des chats et de grands chiens.

Le cancer est aujourd’hui devenu l’une des premières causes de mortalité dans l’espèce canine et féline, comme ce qui est observé chez l’homme, et l’âge est l’un des facteurs de risque le plus important de développement d’une affection cancéreuse. Ces lésions peuvent être visibles (masse cutanée) ou invisibles (masse abdominale ou pulmonaire).

Le risque d’observer simultanément deux (voire plus) affections chez le même animal va donc évoluer de façon croissante au cours de son vieillissement.

Pour aider votre animal à vieillir en bonne santé, la réalisation d’un bilan de santé de l’animal âgé, « bilan de gériatrie », pourra être proposé à votre compagnon.

Quels sont les avantages à effectuer un bilan de gériatrie pour les chiens et chats?

  • Détection précoce de maladies liées à l’âge
  • Mise en route d’un traitement adapté dès le début de la maladie
  • Evaluer le risque lié au traitement de l’animal (Peut-il supporter une anesthésie? Les différents traitements qu’il prend peuvent-ils être associés sans risque?)
  • Evaluer la gravité des différentes maladies en fonction du pronostic.

Quels examens seront effectués lors de ce bilan?

  • Examen clinique
  • Radiographie thoracique
  • Echographie cardiaque
  • Echographie abdominale
  • Bilan sanguin
  • Ponctions et examens de cytologie pour toute masse mise en évidence

Que se passera-t-il si une anomalie est détectée?

En cas de découverte d’une anomalie lors de ces examens, Oncovet en informera votre vétérinaire traitant qui prendra le relais pour la poursuite des soins.

Exploration de signes cliniques inexpliqués chez le chien et le chat

L’exploration des grands syndromes de la médecine interne constitue souvent une démarche longue et complexe, nécessitant un investissement (en temps, en connaissances et en examens complémentaires) important.

La médecine interne implique de relier des signes cliniques parfois divers ou discrets à des hypothèses diagnostiques, qu’il conviendra par la suite de confirmer ou d’infirmer avant de proposer un traitement. Les principaux syndromes concernés chez le chien et le chat sont:

  • Une hyperthermie chronique ou récurrente
  • Un amaigrissement d’origine indéterminée
  • Une toux, une polyuro-poludipsie, un ictère, un épanchement pleural ou péritonéal
  • La mise en évidence d’une augmentation des enzymes hépatiques, du cholestérol sans cause évidente
  • Les affections cutanées ou oculaires associées à des signes systémiques
  • Les modifications de la numération formule sanguine: anémie, thrombopénie, leucopénie…

Informations pratiques

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